9.9.11

To the quintessential

J'avais commencé à rédiger un billet, et puis finalement...

Fin.

12.8.11

In Apple we trust

Hier, Apple était devenue pendant quelques heures la première entreprise mondiale en terme de capitalisation boursière. Tout sauf un hasard.
L'illustration en est que je gardais hier des enfants, dont les deux parents avaient un iPhone (chacun). Et que sur le chemin du retour, nous étions quatre dans le wagon : deux personnes envoyaient des messages sur leurs iPhones, une autre jouait avec son iPad. Et moi même avait mon iPhone et mon ipod sur moi.

À l'époque de Tyler Durden, nous étions les esclaves du cocooning Ikea. Aujourd'hui, nous sommes à la merci des produits de la Pomme. Serait-ce le début d'un Fight Club géant qui se dessine aux abords de Tottenham ?

14.7.11

Drink scotch, smoke cigarettes, and eat vegetables

Mustapha, c'était ce type qui m'a aidé à ramener un meuble de chez Conforama. À peine monté dans son camion, il m'a demandé si je croyais en Dieu. Je pense que j'ai une gueule d'athé. Il m'a parlé de Dieu, du Coran, mais aussi des autres religions. Il m'a parlé des signes, des morts, des âmes qui se cherchent et qui se perdent. Sans forcément se préoccuper que nous ne nous connaissions pas. On me demande souvent si je crois en Dieu par ailleurs. À l'hôpital, le plus souvent. Je réponds toujours que je crois en quelque chose qui nous dépasse, sans forcément évoquer Dieu. J'ai l'impression qu'entre quatre murs blancs, les gens aiment se rassurer que les personnes qui les prennent en charge partagent la même croyance.

J'ai promis qu'un jour je lirais la Bible et le Coran. Cela me permettra, peut-être, de mieux comprendre le monde tel qu'il est, la beauté et l'atroce qui la composent.

26.6.11

No hard feelings

Je commence à ne plus beaucoup douter que ma place est bien à l'hôpital. Reste à savoir si c'est du côté soignant ou patient.
Ma vie ressemble en ce moment précis aux Kinder Bueno au chocolat blanc, recouverts de Dieu sait quoi qui tombent partout au moment où une main affamée les effleurent. Je n'ai plus envie de grand chose, si ce n'est de voyager, de parler anglais et avec les mains, et me dire, comme aujourd'hui, qu'on ne me comprend pas, mais parce qu'il y a la barrière de la langue. J'ai besoin de me retrouver seul, de me connaître, mieux. J'ai besoin de me laver de mes errements mentaux, j'ai besoin d'arrêter le massacre. Je n'ai pas arrêté de fumer, bien au contraire, mes centres respiratoires sont devenus des centres nicotiniques.
Je suis d'une humeur labile peu courante, je souhaite tout laisser tomber environ toutes les demi-heures, je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de personnalité ces temps-ci, heureusement que le soleil me rappelle qu'il me reste l'ombre de moi-même.

J'attends, le verdict des juges, je suis tellement en sursis ces temps-ci. Je commence à être insomniaque à force de faire les cent pas dans ma cellule.

13.6.11

Clear all

Le problème vient peut-être de moi. Je le conçois. Mais c'est ainsi que j'entends mener ma vie en ce moment ; peut-être, un jour, j'aurais la volonté que l'on se réconcilie. Mais pas pour l'instant.

Pour l'instant, j'ai une tonne de projets pour l'année prochaine, pour l'instant je me forme et je suis sur le point d'être un sage-femme qui peut entièrement suivre une grossesse physiologique. Pour l'instant, j'ai besoin de devenir plus indépendant, j'ai besoin d'avoir des gens stables autour de moi, d'être en bonne santé, j'ai besoin de ces milliers de choses auxquels je cours après !

Mais tu vois là, tout de suite, je n'ai pas besoin de ça.