26.6.11

No hard feelings

Je commence à ne plus beaucoup douter que ma place est bien à l'hôpital. Reste à savoir si c'est du côté soignant ou patient.
Ma vie ressemble en ce moment précis aux Kinder Bueno au chocolat blanc, recouverts de Dieu sait quoi qui tombent partout au moment où une main affamée les effleurent. Je n'ai plus envie de grand chose, si ce n'est de voyager, de parler anglais et avec les mains, et me dire, comme aujourd'hui, qu'on ne me comprend pas, mais parce qu'il y a la barrière de la langue. J'ai besoin de me retrouver seul, de me connaître, mieux. J'ai besoin de me laver de mes errements mentaux, j'ai besoin d'arrêter le massacre. Je n'ai pas arrêté de fumer, bien au contraire, mes centres respiratoires sont devenus des centres nicotiniques.
Je suis d'une humeur labile peu courante, je souhaite tout laisser tomber environ toutes les demi-heures, je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de personnalité ces temps-ci, heureusement que le soleil me rappelle qu'il me reste l'ombre de moi-même.

J'attends, le verdict des juges, je suis tellement en sursis ces temps-ci. Je commence à être insomniaque à force de faire les cent pas dans ma cellule.

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